Les données publiques dessinent un gisement précis : de l'ordre de 927 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CU Le Mans Métropole, environ 782 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rouillon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation plancher bas à Rouillon », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Rouillon, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Base ADEME : 248 diagnostics enregistrés à Rouillon, soit un taux de 256 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation du plancher bas occupe un isolateur intervenant en sous-sol durant deux à quatre jours à Rouillon. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
La part de propriétaires occupants — 81 % à Rouillon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 782 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Rouillon, en zone H2b, cela ramène 1 807 à 3 098 kWh par an, valorisés 194 € à 333 € au tarif conventionnel 2026.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Rouillon, le plancher bas en absorbe environ 7 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 305 € à 2 320 € selon la catégorie de ressources.
Contexte urbain à Rouillon : 969 résidences principales pour 2 382 habitants. Sur l'isolation du plancher bas, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.