Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Roucourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Roucourt : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 290 € à 580 € à Roucourt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Roucourt — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 157 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
À l'échelle intercommunale, à Roucourt relève de CA Douaisis Agglo. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Calendrier administratif à Roucourt : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager l'isolation du plancher bas avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation du plancher bas à Roucourt est R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Solde du dossier à Roucourt : la pièce déterminante est le contrôle de continuité en périphérie. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.