Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 18 600 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 48 % du parc, 667 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 13 090 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roubaix, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
à Roubaix, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 43 % de maisons individuelles, 34 % de propriétaires occupants, 98 286 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Roubaix est crédible.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Roubaix, sur une base de 115 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 113 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 3 164 000 € à 6 215 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Une moyenne de 2.52 personne(s) par logement à Roubaix : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 4 689 500 € TTC à Roubaix, cela correspond à environ 244 476 € de taxe, contre le triple au taux normal.
La séquence prime sur la vitesse : la sortie d'une étiquette F ou G occupe un accompagnateur agréé et un groupement RGE durant quatre à huit mois, audit compris à Roubaix. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Roubaix, la part de maisons atteint 43 % du parc (16 763 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 468 950 € à 937 900 € sur le chiffrage retenu à Roubaix — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Combien de logements concernés ? À Roubaix, 18 600 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (48 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la sortie d'une étiquette F ou G produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.