Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Rospez, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CA Lannion-Trégor Communauté, de l'ordre de 776 maisons individuelles, 191 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rospez, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Statut d'occupation à Rospez : 654 logements occupés par leur propriétaire, soit 84 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Côté performance, l'isolation du plancher bas pèse pour 7 à 12 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Rospez en zone H2a, cela représente entre 1 731 et 2 967 kWh évités par an, soit 186 € à 319 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Trésorerie du projet à Rospez : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
Amortissement à Rospez : le poste de 2 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 138 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 275 € à 550 € à Rospez, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Rospez, sur une base de 110 m² en zone H2a, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 55 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 650 € à 3 850 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'isolation du plancher bas à Rospez, élargir la consultation à l'ensemble du département (Côtes-d'Armor) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.