La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Roques le montrent nettement. On relève 5 436 habitants, 850 diagnostics publiés par l'ADEME, environ 1 208 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Roques est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Roques, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Roques : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 680 000 € à 5 360 000 € sur le chiffrage retenu à Roques — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Roques compte 5 436 habitants et 2 216 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
L'écart entre profils est considérable à Roques : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Sur la facture, ce poste vaut 1 109 € à 1 664 € par an à Roques : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 491 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Roques, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2c en compte environ 800 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 17 600 000 € et 36 000 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Amortissement à Roques : le poste de 26 800 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 340 000 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.