Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 84 maisons individuelles, environ 76 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA Montluçon Communauté. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Ronnet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Côté éligibilité : pour « isolation par l'extérieur à Ronnet », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation thermique par l'extérieur à Ronnet est R ≥ 3,7 m².K/W sur mur. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 13 DPE publiés par l'ADEME à Ronnet, soit 151 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un façadier RGE, dont l'intervention sur l'isolation thermique par l'extérieur dure quatre à sept semaines.
Le choix du scénario change l'assiette : à Ronnet, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 21 850 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trésorerie du projet à Ronnet : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels l'ITE participe.
Contexte urbain à Ronnet : 86 résidences principales pour 162 habitants. Sur l'isolation thermique par l'extérieur, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La part de propriétaires occupants — 89 % à Ronnet — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation thermique par l'extérieur, soit environ 76 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 185 € à 4 370 € sur le chiffrage retenu à Ronnet — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.