La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Rollot le montrent nettement. On relève un rattachement intercommunal à CC du Grand Roye, 308 résidences principales recensées, 68 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rollot est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Rollot, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
À l'échelle intercommunale, à Rollot relève de CC du Grand Roye. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Amortissement à Rollot : le poste de 4 589 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 229 475 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 458 950 € à 917 900 € à Rollot, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Rollot, le logement de référence de 115 m² situé en zone H1a en compte environ 137 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 3 014 000 € et 6 165 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 221 DPE pour 1 000 résidences principales à Rollot (68 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Rollot, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Statut d'occupation à Rollot : 252 logements occupés par leur propriétaire, soit 82 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.