Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de CC des Vallées d'Auge et du Merlerault, 228 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 44 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roiville, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Côté éligibilité : pour « sortie passoire thermique à Roiville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 1 618 500 € TTC à Roiville supporte 84 377 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Statut d'occupation à Roiville : 44 logements occupés par leur propriétaire, soit 77 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Rapporté au plan de financement, la sortie de passoire représente de l'ordre de 4046 % du montant plafonné retenu à Roiville. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Roiville. La sortie de passoire pesant environ 1 618 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Roiville, sur une base de 110 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 39 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 092 000 € à 2 145 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Roiville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 161 850 € à 323 700 € sur le chiffrage retenu à Roiville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.