La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC de la Haute Somme (Combles - Péronne - Roisel), environ 488 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 689 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Roisel, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 66 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC de la Haute Somme (Combles - Péronne - Roisel), 320 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Roisel est crédible.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Roisel, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Combien de logement classé F ou G exactement ? À Roisel, le logement de référence de 110 m² situé en zone H1a en compte environ 74 pour la sortie d'une étiquette F ou G. La dépense attendue s'établit dès lors entre 2 072 000 € et 4 070 000 € TTC (28 000–55 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Exigence opposable à Roisel : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Solde du dossier à Roisel : la pièce déterminante est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Roisel, la part de maisons atteint 93 % du parc (689 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
La part de propriétaires occupants — 66 % à Roisel — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 488 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Roisel relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.