À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 3 291 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 3 539 maisons individuelles, 341 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rognac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 300 kWh par an, soit près de 1 320 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Rognac, le logement de référence de 115 m² situé en zone H3 en compte environ 1 708 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 37 576 000 € et 76 860 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 5 721 800 € à 11 443 600 € sur le chiffrage retenu à Rognac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Trésorerie du projet à Rognac : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Exigence opposable à Rognac : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 57 218 000 € TTC à Rognac supporte 2 982 929 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Situer le projet dans son département : à Rognac, en Bouches-du-Rhône, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la remise à niveau d'un logement mis en location dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Rognac en zone H3, cela représente entre 8 945 et 13 418 kWh évités par an, soit 961 € à 1 441 € de facture en moins au tarif de référence 2026.