L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation par l'extérieur à Roches-Bettaincourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Roches-Bettaincourt, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation thermique par l'extérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Solde du dossier à Roches-Bettaincourt : la pièce déterminante est le relevé photographique des points singuliers avant enduit. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Sur la facture, ce poste vaut 590 € à 885 € par an à Roches-Bettaincourt : l'isolation thermique par l'extérieur couvre 20 à 30 % des consommations, soit 8 236 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.
Le choix du scénario change l'assiette : à Roches-Bettaincourt, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 23 940 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Structure du parc de Roches-Bettaincourt : 97 % de maisons individuelles, soit environ 231 logements sur 239 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation thermique par l'extérieur, le poids réel de le règlement d'urbanisme et l'alignement sur voirie dans les projets déposés.
Dans l'ordonnancement du chantier à Roches-Bettaincourt, l'isolation thermique par l'extérieur mobilise un façadier RGE pendant quatre à sept semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.18 personne(s) par résidence principale à Roches-Bettaincourt, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que l'isolation thermique par l'extérieur doit être dimensionné.