Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 215 maisons individuelles, environ 231 logements occupés par leur propriétaire, 5 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 2 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Risoul, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local à Risoul. On relève environ 5 logements chauffés au gaz ou au fioul, 68 % de maisons individuelles, 73 % de propriétaires occupants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Risoul est crédible.
Sur le cas type retenu à Risoul — 105 m² en zone H3 — un scénario de gain de classes, de deux à quatre porte sur environ 3 classe DPE gagnée. Au prix de marché observé, 16 000 à 28 000 € par classe DPE gagnée, le poste ressort entre 48 000 € et 84 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 662 € à 1 545 € par an à Risoul : un scénario de gain de classes, de deux à quatre couvre 30 à 70 % des consommations, soit 14 382 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Le solde se finance : à Risoul, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le saut de classes contribue déjà à 1 210 € d'économie annuelle attendue.
Point de vigilance financier à Risoul : un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 6 600 € à 13 200 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Risoul, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un scénario de gain de classes, de deux à quatre et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Énergie de chauffage en place : 2 % du parc reste au gaz ou au fioul à Risoul, soit près de 5 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par un scénario de gain de classes, de deux à quatre, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Le choix du scénario change l'assiette : à Risoul, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le saut de classes chiffré autour de 66 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.