Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Rimons, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Rimons, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 2.25 personne(s) par logement, 81 % de propriétaires occupants, 96 % de maisons individuelles, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rimons est crédible.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Rimons : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Structure du parc de Rimons : 96 % de maisons individuelles, soit environ 84 logements sur 88 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 3266 % du montant plafonné retenu à Rimons. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Rimons, élargir la consultation à l'ensemble du département (Gironde) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Planning réaliste à Rimons : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 130 650 € à 261 300 € à Rimons, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Rimons relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.