Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Reynel, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Reynel sur un logement de 105 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Trésorerie du projet à Reynel : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
L'écart entre profils est considérable à Reynel : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.98 personne(s) par logement en moyenne à Reynel, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Reynel, élargir la consultation à l'ensemble du département (Haute-Marne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Reynel, sur une base de 105 m² en zone H1b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 28 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 616 000 € à 1 260 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 93 800 € à 187 600 € à Reynel, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1b applicable à Reynel correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.