Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Revercourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « isolation par l'extérieur à Revercourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 4 DPE publiés par l'ADEME à Revercourt, soit 286 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un façadier RGE, dont l'intervention sur l'isolation thermique par l'extérieur dure quatre à sept semaines.
Statut d'occupation à Revercourt : 14 logements occupés par leur propriétaire, soit 100 % du parc. La décision d'engager l'isolation thermique par l'extérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Même projet, aides très différentes : sur l'isolation thermique par l'extérieur à Revercourt, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Rapporté au plan de financement, l'ITE représente de l'ordre de 55 % du montant plafonné retenu à Revercourt. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 17 480 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 9 833 €.
Contexte urbain à Revercourt : 14 résidences principales pour 26 habitants. Sur l'isolation thermique par l'extérieur, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 185 € à 4 370 € sur le chiffrage retenu à Revercourt — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Trésorerie du projet à Revercourt : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels l'ITE participe.