Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « isolation plancher bas à Renescure », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Renescure, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Statut d'occupation à Renescure : 705 logements occupés par leur propriétaire, soit 74 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Sur le cas type retenu à Renescure — 110 m² en zone H1a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 55 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 650 € et 3 850 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Solde du dossier à Renescure : la pièce déterminante est le contrôle de continuité en périphérie. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Renescure, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 2 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Contexte urbain à Renescure : 947 résidences principales pour 2 113 habitants. Sur l'isolation du plancher bas, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Renescure, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 750 € pour l'isolation du plancher bas à Renescure, soit 138 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.