Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Réhon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Réhon, le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale. On relève environ 1 193 logements chauffés au gaz ou au fioul, 68 % de maisons individuelles, 2.28 personne(s) par logement, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Réhon est crédible.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 356 DPE pour 1 000 résidences principales à Réhon (603 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et donc la date de démarrage possible pour un programme voté en assemblée générale.
Qui décide, et donc qui finance : 68 % de propriétaires occupants à Réhon, soit environ 1 147 logements. Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 318 450 € à 636 900 € sur le chiffrage retenu à Réhon — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Réhon relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 692 résidences principales, on estime 1 156 maisons individuelles (68 %) à Réhon. Le calendrier de convocation et la majorité applicable y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour un programme voté en assemblée générale.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Réhon, le gaz couvre 66 % du parc, le fioul 4 %, l'électricité 28 %. Un programme voté en assemblée générale s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Amortissement à Réhon : le poste de 3 184 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 159 225 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.