La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Redessan. On relève 1 724 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CA de Nîmes Métropole, 2.44 personne(s) par logement, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Redessan est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Redessan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 21 138 500 € TTC à Redessan supporte 1 102 007 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Sur le cas type retenu à Redessan — 115 m² en zone H2c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 631 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 13 882 000 € et 28 395 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 113 850 € à 4 227 700 € à Redessan, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Statut d'occupation à Redessan : 1 105 logements occupés par leur propriétaire, soit 64 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Base ADEME : 553 diagnostics enregistrés à Redessan, soit un taux de 321 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Combien de logements concernés ? À Redessan, 478 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (28 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Redessan, élargir la consultation à l'ensemble du département (Gard) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.