Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Recurt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Recurt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Recurt, le programme collectif en absorbe environ 619 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Recurt : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un programme voté en assemblée générale. À Recurt, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 24 750 € à 49 500 € sur le chiffrage retenu à Recurt — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Recurt, sur une base de 105 m² en zone H2c, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 15 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 135 000 € à 360 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Recurt correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus un programme voté en assemblée générale rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Situer le projet dans son département : à Recurt, en Hautes-Pyrénées, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur un programme voté en assemblée générale dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.