La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Rebigue le montrent nettement. On relève 2.52 personne(s) par logement, un rattachement intercommunal à CA du Sicoval, 93 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rebigue est crédible.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Rebigue, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Base ADEME : 40 diagnostics enregistrés à Rebigue, soit un taux de 200 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un accompagnateur agréé et un groupement RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la sortie d'une étiquette F ou G (quatre à huit mois, audit compris).
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Rebigue compte 505 habitants et 200 logements principaux. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la sortie d'une étiquette F ou G à Rebigue est l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Rebigue, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Rebigue, en zone H2c, cela ramène 11 618 à 16 782 kWh par an, valorisés 1 248 € à 1 802 € au tarif conventionnel 2026.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 1 411 000 € TTC à Rebigue, cela correspond à environ 73 559 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 141 100 € à 282 200 € sur le chiffrage retenu à Rebigue — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.