La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Quédillac le montrent nettement. On relève 521 résidences principales recensées, 120 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CC de Saint-Méen Montauban, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Quédillac est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Quédillac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Quédillac est les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
La logistique dépend de la densité : 1 287 habitants pour 521 résidences principales à Quédillac. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la remise à niveau d'un logement mis en location, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Structure du parc de Quédillac : 95 % de maisons individuelles, soit environ 497 logements sur 521 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 230 DPE pour 1 000 résidences principales à Quédillac (120 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 7 772 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Quédillac, soit 388 600 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écart entre profils est considérable à Quédillac : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Quédillac. Le logement loué pesant environ 7 772 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.