La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Puyloubier le montrent nettement. On relève 60 % de propriétaires occupants, 2.43 personne(s) par logement, un rattachement intercommunal à Métropole d'Aix-Marseille-Provence, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Puyloubier est crédible.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 215 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de Métropole d'Aix-Marseille-Provence, de l'ordre de 618 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Puyloubier, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 215 DPE pour 1 000 résidences principales à Puyloubier (156 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Puyloubier, élargir la consultation à l'ensemble du département (Bouches-du-Rhône) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Sur le cas type retenu à Puyloubier — 115 m² en zone H3 — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 263 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 5 786 000 € et 11 835 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Trésorerie du projet à Puyloubier : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 881 050 € à 1 762 100 € à Puyloubier, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
L'écart entre profils est considérable à Puyloubier : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Planning réaliste à Puyloubier : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.