Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Puybarban, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur. On relève 171 résidences principales recensées, 407 habitants, 37 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Puybarban est crédible.
Trésorerie du projet à Puybarban : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels l'ITI participe.
Côté performance, l'isolation par l'intérieur pèse pour 12 à 22 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Puybarban en zone H2c, cela représente entre 2 967 et 5 440 kWh évités par an, soit 319 € à 584 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'écart entre profils est considérable à Puybarban : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation par l'intérieur, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Puybarban. L'ITI pesant environ 10 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Qui décide, et donc qui finance : 83 % de propriétaires occupants à Puybarban, soit environ 141 logements. Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation par l'intérieur occupe un plaquiste RGE durant deux à quatre semaines à Puybarban. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Puybarban relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation par l'intérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.