Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Puiseux, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation à Puiseux. On relève 80 % de propriétaires occupants, 54 résidences principales recensées, 98 % de maisons individuelles, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Puiseux est crédible.
Amortissement à Puiseux : le poste de 5 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 270 € par an. Encore faut-il que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Exigence opposable à Puiseux : un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la pose d'une ventilation mécanique qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 278 DPE pour 1 000 résidences principales à Puiseux (15 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un ventiliste RGE et donc la date de démarrage possible pour la pose d'une ventilation mécanique.
Statut d'occupation à Puiseux : 43 logements occupés par leur propriétaire, soit 80 % du parc. La décision d'engager la pose d'une ventilation mécanique y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Contexte urbain à Puiseux : 54 résidences principales pour 136 habitants. Sur la pose d'une ventilation mécanique, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 € sur le chiffrage retenu à Puiseux — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Sur la facture, ce poste vaut 247 € à 463 € par an à Puiseux : la pose d'une ventilation mécanique couvre 8 à 15 % des consommations, soit 4 309 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.