Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Prissé, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « isolation par l'intérieur à Prissé », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 10 500 € pour l'isolation par l'intérieur à Prissé, soit 525 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écart entre profils est considérable à Prissé : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation par l'intérieur, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation par l'intérieur facturé 10 500 € TTC à Prissé supporte 547 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Prissé. L'ITI pesant environ 10 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.28 personne(s) par logement en moyenne à Prissé, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². L'isolation par l'intérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 265 DPE publiés par l'ADEME à Prissé, soit 319 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un plaquiste RGE, dont l'intervention sur l'isolation par l'intérieur dure deux à quatre semaines.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Prissé — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.