La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Primarette le montrent nettement. On relève 97 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC Entre Bièvre et Rhône, 293 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Primarette est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Primarette, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 55 DPE publiés par l'ADEME à Primarette, soit 188 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Primarette, la sortie de passoire en absorbe environ 3320 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Vérifiez la ligne de TVA du devis à Primarette : 5,5 % pour la sortie d'une étiquette F ou G sur un logement de plus de deux ans, soit 69 232 € sur un montant de 1 328 000 € TTC. Le taux réduit s'applique aussi à la main-d'œuvre et aux matériaux fournis par l'entreprise.
Le choix du scénario change l'assiette : à Primarette, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 1 328 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Même projet, aides très différentes : sur la sortie d'une étiquette F ou G à Primarette, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Primarette, sur une base de 110 m² en zone H1c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 32 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 896 000 € à 1 760 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
À la réception à Primarette, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.