Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Pray, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur. On relève 92 % de propriétaires occupants, 2.30 personne(s) par logement, 121 résidences principales recensées, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pray est crédible.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Pray relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation par l'intérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Même projet, aides très différentes : sur l'isolation par l'intérieur à Pray, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Combien de m² de mur intérieur exactement ? À Pray, le logement de référence de 110 m² situé en zone H1b en compte environ 105 pour l'isolation par l'intérieur. La dépense attendue s'établit dès lors entre 7 350 € et 13 650 € TTC (70–130 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Pray, en zone H1b, cela ramène 3 295 à 6 040 kWh par an, valorisés 354 € à 649 € au tarif conventionnel 2026.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Pray. L'ITI pesant environ 10 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Pray — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Pour l'isolation par l'intérieur à Pray, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.