À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 374 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 1 340 maisons individuelles, 1 157 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 70 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Pradines, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève environ 1 157 logements chauffés au gaz ou au fioul, 81 % de maisons individuelles, 3 617 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pradines est crédible.
À la réception à Pradines, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Pradines, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 2 656 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Une moyenne de 2.18 personne(s) par logement à Pradines : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
Trois pièces décident du versement à Pradines : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 265 600 € à 531 200 € sur le chiffrage retenu à Pradines — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Pradines, le gaz couvre 65 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 26 %. La sortie d'une étiquette F ou G s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Pour la sortie d'une étiquette F ou G à Pradines, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.