Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Pouillé, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données de Pouillé le montrent nettement. On relève 630 habitants, 274 résidences principales recensées, 97 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pouillé est crédible.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Pouillé. La VMC pesant environ 5 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la pose d'une ventilation mécanique à Pouillé suppose un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 5 400 € revient à 270 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Pouillé correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la pose d'une ventilation mécanique rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la pose d'une ventilation mécanique chiffré 5 400 € TTC à Pouillé, cela correspond à environ 282 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Ne signez rien avant l'accord : sur la pose d'une ventilation mécanique à Pouillé, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 540 € à 1 080 € à Pouillé, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Solde du dossier à Pouillé : la pièce déterminante est la mesure des débits bouche par bouche. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.