à Port-la-Nouvelle, la part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale. On relève environ 671 logements chauffés au gaz ou au fioul, 5 852 habitants, 55 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Port-la-Nouvelle est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Port-la-Nouvelle, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Base ADEME : 1 681 diagnostics enregistrés à Port-la-Nouvelle, soit un taux de 546 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison (huit à quatorze semaines).
Dans l'ordonnancement du chantier à Port-la-Nouvelle, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison mobilise une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE pendant huit à quatorze semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 65 000 € pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Port-la-Nouvelle, soit 3 250 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un métré contradictoire des quatre parois déperditives soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Statut d'occupation à Port-la-Nouvelle : 1 692 logements occupés par leur propriétaire, soit 55 % du parc. La décision d'engager le traitement complet de l'enveloppe d'une maison y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le choix du scénario change l'assiette : à Port-la-Nouvelle, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 65 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trésorerie du projet à Port-la-Nouvelle : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle auxquels le bouquet maison participe.
Exigence opposable à Port-la-Nouvelle : un métré contradictoire des quatre parois déperditives. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.