L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « chauffe-eau thermodynamique à Porspoder », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La taille moyenne des ménages détermine directement le volume de ballon pertinent sur le territoire à Porspoder. On relève 876 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC du Pays d'Iroise, 95 % de maisons individuelles, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Porspoder est crédible.
Le parc local commande la faisabilité : sur 876 résidences principales, on estime 834 maisons individuelles (95 %) à Porspoder. Un volume de local non chauffé d'au moins 20 m³ en air ambiant y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Porspoder compte 1 753 habitants et 876 logements principaux. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique. À Porspoder, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 263 DPE publiés par l'ADEME à Porspoder, soit 300 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un plombier RGE, dont l'intervention sur l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique dure une journée.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Porspoder — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Porspoder, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 2 400 € comme le CET, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Porspoder relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.