Reste le financement du solde : sur le cas type à Pontault-Combault, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 59 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CA Paris - Vallée de la Marne, environ 9 475 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pontault-Combault est crédible.
Énergie de chauffage en place : 63 % du parc reste au gaz ou au fioul à Pontault-Combault, soit près de 9 475 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la remise à niveau d'un logement mis en location, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Solde du dossier à Pontault-Combault : la pièce déterminante est le constat de décence après travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Pontault-Combault, la part de maisons atteint 51 % du parc (7 574 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Pontault-Combault suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 137 517 500 € revient à 6 875 875 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Pontault-Combault, en zone H1a, cela ramène 11 491 à 17 236 kWh par an, valorisés 1 234 € à 1 851 € au tarif conventionnel 2026.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.61 personne(s) par logement en moyenne à Pontault-Combault, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Pontault-Combault, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 137 517 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.