Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Pont-Aven, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Dans l'ordonnancement du chantier à Pont-Aven, le financement du reste à charge par éco-prêt mobilise une banque partenaire du dispositif pendant quatre à huit semaines d'instruction. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Pont-Aven compte 2 777 habitants et 1 482 logements principaux. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Statut d'occupation à Pont-Aven : 1 095 logements occupés par leur propriétaire, soit 74 % du parc. La décision d'engager le financement du reste à charge par éco-prêt y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Combien de logements concernés ? À Pont-Aven, 356 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (24 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que le financement du reste à charge par éco-prêt produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Mix de chauffage à Pont-Aven : 66 % d'électricité, 1 % de gaz, 23 % de fioul, 8 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de le financement du reste à charge par éco-prêt : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Pont-Aven, la part de maisons atteint 86 % du parc (1 269 logements). Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, cela signifie que la cohérence entre le devis financé et le dossier d'aide conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le choix du scénario change l'assiette : à Pont-Aven, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.