à Pollieu, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 77 résidences principales recensées, 2.17 personne(s) par logement, 87 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pollieu est crédible.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 77 maisons individuelles, environ 67 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Bugey Sud. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Pollieu, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Guichet compétent : CC Bugey Sud, dont dépend le territoire à Pollieu. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Amortissement à Pollieu : le poste de 1 206 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 60 300 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Pollieu, le logement loué en absorbe environ 3015 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Dans l'ordonnancement du chantier à Pollieu, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1c applicable à Pollieu correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le solde se finance : à Pollieu, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 620 € d'économie annuelle attendue.
Exigence opposable à Pollieu : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.