Reste le financement du solde : sur le cas type à Poilley, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Poilley sur un logement de 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La séquence prime sur la vitesse : la pose d'une ventilation mécanique occupe un ventiliste RGE durant trois à cinq jours à Poilley. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.47 personne(s) par logement en moyenne à Poilley, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La pose d'une ventilation mécanique se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Poilley, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la pose d'une ventilation mécanique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Trésorerie du projet à Poilley : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels la VMC participe.
Qui décide, et donc qui finance : 85 % de propriétaires occupants à Poilley, soit environ 331 logements. Pour la pose d'une ventilation mécanique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 75 DPE publiés par l'ADEME à Poilley, soit 191 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un ventiliste RGE, dont l'intervention sur la pose d'une ventilation mécanique dure trois à cinq jours.
Ne signez rien avant l'accord : sur la pose d'une ventilation mécanique à Poilley, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.