Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Poilley, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : 320 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 169 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA Fougères Agglomération. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Poilley, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Contexte urbain à Poilley : 172 résidences principales pour 394 habitants. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 254 600 € à 509 200 € sur le chiffrage retenu à Poilley — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Sur la facture, ce poste vaut 1 062 € à 1 593 € par an à Poilley : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 14 836 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Poilley, le logement de référence de 110 m² situé en zone H2a en compte environ 76 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 672 000 € et 3 420 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
La part de propriétaires occupants — 78 % à Poilley — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 135 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Poilley suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 546 000 € revient à 127 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Exigence opposable à Poilley : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.