Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénover une maison ancienne à Poggio-d'Oletta », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 22 620 € TTC à Poggio-d'Oletta supporte 1 179 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le choix du scénario change l'assiette : à Poggio-d'Oletta, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 22 620 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le parc local commande la faisabilité : sur 107 résidences principales, on estime 96 maisons individuelles (89 %) à Poggio-d'Oletta. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
L'écart entre profils est considérable à Poggio-d'Oletta : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Contexte urbain à Poggio-d'Oletta : 107 résidences principales pour 215 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 57 % du plafond applicable à Poggio-d'Oletta pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 18 096 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 10 179 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 131 DPE pour 1 000 résidences principales à Poggio-d'Oletta (14 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et donc la date de démarrage possible pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.