À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 3 430 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 62 % du parc, 262 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 4 208 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plouzané, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 477 € à 4 953 € à Plouzané, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 62 % du montant plafonné retenu à Plouzané. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 19 812 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 11 144 €.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 3 430 logements à Plouzané sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 62 % du parc. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Plouzané relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.44 personne(s) par résidence principale à Plouzané, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 doit être dimensionné.
Le solde se finance : à Plouzané, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Plouzané, sur une base de 115 m² en zone H2a, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 127 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 16 510 € à 33 020 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.