Reste la question du taux applicable : pour « isolation plancher bas à Plouhinec », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Plouhinec le montrent nettement. On relève 2 074 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC Cap Sizun - Pointe du Raz, 86 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouhinec est crédible.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'isolation du plancher bas. À Plouhinec, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Base ADEME : 683 diagnostics enregistrés à Plouhinec, soit un taux de 329 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
Le gisement de substitution est mesurable : environ 767 logements à Plouhinec sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 37 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Statut d'occupation à Plouhinec : 1 786 logements occupés par leur propriétaire, soit 86 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Exigence opposable à Plouhinec : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Sur le cas type retenu à Plouhinec — 100 m² en zone H2a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 50 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 500 € et 3 500 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 169 € à 291 € par an à Plouhinec : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 2 705 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.