Le gisement local se lit dans les mêmes données : 402 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 24 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CC Haut-Léon Communauté, 363 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plouescat, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La taille moyenne des ménages détermine directement le volume de ballon pertinent sur le territoire, et les données de Plouescat le montrent nettement. On relève 77 % de propriétaires occupants, 1 687 résidences principales recensées, 2.11 personne(s) par logement, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouescat est crédible.
Trois pièces décident du versement à Plouescat : le devis portant un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur, l'attestation RGE de un plombier RGE et le relevé de température du local source après 48 h. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Qui décide, et donc qui finance : 77 % de propriétaires occupants à Plouescat, soit environ 1 299 logements. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Plouescat, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 400 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 402 logements à Plouescat sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 24 % du parc. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Structure du parc de Plouescat : 90 % de maisons individuelles, soit environ 1 510 logements sur 1 687 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, le poids réel de un volume de local non chauffé d'au moins 20 m³ en air ambiant dans les projets déposés.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Plouescat — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Plouescat, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.