Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Plédran, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 1 176 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 40 % du parc, environ 2 178 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 2 729 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plédran, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Plédran, élargir la consultation à l'ensemble du département (Côtes-d'Armor) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 262 DPE pour 1 000 résidences principales à Plédran (772 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et donc la date de démarrage possible pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Plédran, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Plédran. Le bâti ancien pesant environ 23 595 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Solde du dossier à Plédran : la pièce déterminante est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Trésorerie du projet à Plédran : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Plédran suppose une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 23 595 € revient à 1 180 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.