À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 274 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 82 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC des Vallées d'Auge et du Merlerault. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Planches, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Planches le montrent nettement. On relève 26 diagnostics publiés par l'ADEME, 180 habitants, 95 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Planches est crédible.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Planches, sur une base de 100 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 47 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 316 000 € à 2 585 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le choix du scénario change l'assiette : à Planches, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 1 950 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trésorerie du projet à Planches : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
Statut d'occupation à Planches : 82 logements occupés par leur propriétaire, soit 86 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Planches, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Sur la facture, ce poste vaut 1 213 € à 1 752 € par an à Planches : la sortie d'une étiquette F ou G couvre 45 à 65 % des consommations, soit 16 309 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.89 personne(s) par résidence principale à Planches, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 100 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.