À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 495 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Bastides et Vallons du Gers, 386 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plaisance, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Plaisance, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Plaisance, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 9 447 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Plaisance correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Dans l'ordonnancement du chantier à Plaisance, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Trésorerie du projet à Plaisance : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Plaisance, la part de maisons atteint 84 % du parc (633 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
La part de propriétaires occupants — 66 % à Plaisance — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 495 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Plaisance, le logement de référence de 100 m² situé en zone H2c en compte environ 282 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 6 204 000 € et 12 690 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.