L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Piobetta le montrent nettement. On relève 79 % de propriétaires occupants, 71 % de maisons individuelles, 1.82 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Piobetta est crédible.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « rénover une maison ancienne à Piobetta », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Guichet compétent : CC de la Costa Verde, dont dépend le territoire à Piobetta. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Calendrier administratif à Piobetta : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Piobetta, sur une base de 100 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 110 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 14 300 € à 28 600 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Piobetta est une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 21 450 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Piobetta, soit 1 073 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 145 € à 4 290 € sur le chiffrage retenu à Piobetta — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Piobetta, le bâti ancien en absorbe environ 54 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 9 653 € à 17 160 € selon la catégorie de ressources.