Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Pignan », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Pignan le montrent nettement. On relève un rattachement intercommunal à Montpellier Méditerranée Métropole, 1 132 diagnostics publiés par l'ADEME, 3 478 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pignan est crédible.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Pignan, le programme collectif en absorbe environ 16459 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 755 logements à Pignan sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 22 % du parc. Pour un programme voté en assemblée générale, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour un programme voté en assemblée générale à Pignan est un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Sur le cas type retenu à Pignan — 115 m² en zone H2c — un programme voté en assemblée générale porte sur environ 399 lot principal. Au prix de marché observé, 9 000 à 24 000 € par lot principal, le poste ressort entre 3 591 000 € et 9 576 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 132 DPE publiés par l'ADEME à Pignan, soit 325 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Pignan relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Pignan en zone H2c, cela représente entre 9 036 et 14 200 kWh évités par an, soit 971 € à 1 525 € de facture en moins au tarif de référence 2026.