Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 450 résidences principales recensées, 77 % de propriétaires occupants, 1 010 habitants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pierric est crédible.
Sur le volet ressources : pour « rénover une maison ancienne à Pierric », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 59 % du montant plafonné retenu à Pierric. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 876 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 618 €.
Trésorerie du projet à Pierric : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 144 DPE publiés par l'ADEME à Pierric, soit 320 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
Le choix du scénario change l'assiette : à Pierric, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 23 595 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Statut d'occupation à Pierric : 348 logements occupés par leur propriétaire, soit 77 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le parc local commande la faisabilité : sur 450 résidences principales, on estime 442 maisons individuelles (98 %) à Pierric. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 360 € à 4 719 € sur le chiffrage retenu à Pierric — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.