Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Piano, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 040 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 10 logements occupés par leur propriétaire, 231 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 12 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Piano, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Amortissement à Piano : le poste de 2 250 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 113 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le choix du scénario change l'assiette : à Piano, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 2 250 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Périmètre de consultation conseillé pour l'isolation du plancher bas : Haute-Corse. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Piano, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Sur la facture, ce poste vaut 133 € à 227 € par an à Piano : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 2 116 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation du plancher bas facturé 2 250 € TTC à Piano supporte 117 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Statut d'occupation à Piano : 10 logements occupés par leur propriétaire, soit 79 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 225 € à 450 € à Piano, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.