À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 3 845 maisons individuelles, 331 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 8 % du parc, 266 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Pia, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Pia, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Pia, sur une base de 120 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 1 775 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 39 050 000 € à 79 875 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Pia suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 59 462 500 € revient à 2 973 125 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Dans l'ordonnancement du chantier à Pia, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.63 personne(s) par logement en moyenne à Pia, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Pia : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Pia, le gaz couvre 6 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 85 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 5 946 250 € à 11 892 500 € à Pia, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.