La lecture du parc complète l'analyse : environ 216 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 272 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Territoriale Sud-Luberon. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Peypin-d'Aigues, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Peypin-d'Aigues, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le solde se finance : à Peypin-d'Aigues, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'éco-PTZ contribue déjà à 1 270 € d'économie annuelle attendue.
La part de propriétaires occupants — 73 % à Peypin-d'Aigues — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur le financement du reste à charge par éco-prêt, soit environ 216 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Trois pièces décident du versement à Peypin-d'Aigues : le devis portant un prêt sans intérêt jusqu'à 50 000 € sur vingt ans en rénovation globale, l'attestation RGE de une banque partenaire du dispositif et le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur le financement du reste à charge par éco-prêt chiffré 6 000 € TTC à Peypin-d'Aigues, cela correspond à environ 313 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écueil le plus coûteux reste un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 600 € à 1 200 € sur le chiffrage retenu à Peypin-d'Aigues — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 88 DPE publiés par l'ADEME à Peypin-d'Aigues, soit 296 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de une banque partenaire du dispositif, dont l'intervention sur le financement du reste à charge par éco-prêt dure quatre à huit semaines d'instruction.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Peypin-d'Aigues, la part de maisons atteint 92 % du parc (272 logements). Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, cela signifie que la cohérence entre le devis financé et le dossier d'aide conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.