Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Pessac, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Pessac autour de 17 312 logements, soit 53 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 17 671 logements à Pessac restent chauffés par une énergie fossile (54 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
17 % des logements diagnostiqués à Pessac sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 53 % à Pessac (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est isolation de toiture-terrasse d'immeuble : étanchéité, acrotères, dernier étage, appliquée au parc à Pessac et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.